Site vitrine d'une école de voile : les pages qui remplissent les stages
Fin d'hiver, un soir de semaine. Un parent cherche un stage de voile pour les vacances, depuis son téléphone. Il ouvre trois sites d'écoles, et il en choisit une en quelques minutes. Pas forcément la meilleure : celle dont le site a répondu à ses questions sans qu'il ait besoin d'appeler.
C'est tout le rôle d'un site vitrine d'école de voile. Pas besoin d'un logiciel complexe pour le remplir : il faut les bonnes pages, dans le bon ordre, avec les bonnes réponses.
Les questions auxquelles le site doit répondre
Avant de parler de pages, partez des questions qu'on vous pose au téléphone. Ce sont, presque mot pour mot, celles que les gens tapent dans Google :
- À partir de quel âge ? Sur quel bateau ?
- Faut-il savoir nager, et faut-il une attestation ?
- Quelles dates, combien de séances, quels horaires ?
- Combien ça coûte, et qu'est-ce qui est compris ?
- Que faut-il apporter ? Combinaison fournie ou non ?
- Qui encadre ? Les moniteurs sont-ils diplômés ?
- Que se passe-t-il s'il n'y a pas de vent, ou trop ?
- Où se garer, où se changer ?
Chaque question sans réponse sur le site, c'est un appel au secrétariat, ou un parent qui passe à l'école suivante. Notez les vôtres pendant une semaine de haute saison : vous aurez le plan du site.
Les pages qui comptent
L'accueil. En une phrase et une photo : ce que vous proposez, où, pour qui. Puis un accès direct aux stages. Le visiteur ne vient pas lire l'histoire du club ; il vient vérifier qu'il est au bon endroit.
Une page par activité. Stage Optimist pour les enfants, catamaran pour les ados, cours adultes, cours particuliers, location. Chacune avec son public, son niveau, son déroulé et son prix. C'est la page la plus importante du site, pour deux raisons : c'est celle que lit le parent qui hésite, et c'est celle que Google affiche quand quelqu'un cherche « stage optimist » suivi d'un nom de ville. Une page « nos activités » qui mélange tout ne sera trouvée sur aucune de ces recherches.
Les dates et les tarifs. Sur une seule page, lisible sur téléphone, sans fichier PDF à télécharger. C'est souvent la page la plus consultée du site. Indiquez ce qui est compris (matériel, licence, assurance) et ce qui ne l'est pas.
Les infos pratiques. Accès, parking, vestiaires, ce qu'il faut apporter, ce qui se passe quand la météo ne permet pas de naviguer. C'est la page qui évite le plus d'appels, et celle qu'on oublie le plus souvent.
L'équipe. Les moniteurs, leurs diplômes, depuis combien de temps l'école existe, les labels si vous en avez. Un parent confie son enfant : il veut voir des visages.
Les questions fréquentes. Les réponses courtes aux questions de la liste ci-dessus. Elles servent aussi à Google, qui puise de plus en plus dans ce type de contenu pour répondre directement aux recherches.
Contact et inscription. Téléphone cliquable, adresse avec un lien vers la carte, horaires de l'accueil selon la saison, et le bouton d'inscription.
Et la réservation en ligne ?
C'est la question qui fait le plus varier le budget, et la réponse est souvent plus simple qu'on ne le croit. Il existe des outils en ligne de réservation et de paiement, dont certains sont gratuits pour les associations. Relié aux pages d'activités, l'un d'eux suffit dans la plupart des cas : le site vitrine fait venir le visiteur et le convainc, l'outil encaisse l'inscription.
Un système de réservation développé sur mesure se justifie plus tard, quand l'école gère beaucoup de sessions en parallèle, que les places doivent se mettre à jour en temps réel sur plusieurs supports, ou que l'outil existant oblige à tout ressaisir à la main. C'est ce que j'ai construit pour Nerida, mais ce n'est pas le point de départ de la plupart des écoles. Commencer par un bon site vitrine, c'est aussi découvrir ce dont vous avez réellement besoin avant d'investir dans un outil.
Ce qui fait qu'une page d'école est trouvée
- Le nom de l'activité et celui du lieu dans le titre de chaque page : « Stage Optimist à Arradon » plutôt que « Nos stages ».
- Un site rapide sur téléphone. Les photos de navigation sont belles et lourdes : elles doivent être compressées et chargées au fur et à mesure, sinon la page met plusieurs secondes à s'afficher sur la 4G de la plage. Voir comment mesurer la vitesse de votre site.
- Une fiche Google bien tenue, reliée au site, avec les horaires de la saison en cours. J'y ai consacré un guide complet.
- Des dates et des tarifs à jour. Un site qui affiche encore les stages de l'an dernier perd la confiance du visiteur, et celle de Google.
Qui met à jour les dates chaque saison ?
Un site vitrine d'école change peu, mais il change à date fixe : les dates et les tarifs, une à deux fois par an. Deux solutions honnêtes : un espace d'administration limité à ces pages, simple au point qu'un nouveau bénévole s'en sert sans formation, ou une mise à jour confiée à votre prestataire à chaque saison. Pour une école qui ne touche à son site que deux fois par an, la seconde coûte souvent moins cher que la première.
Le calendrier : s'y prendre en hiver
Les inscriptions pour les vacances de printemps et l'été démarrent dès la fin de l'hiver. Pour qu'un nouveau site soit en ligne, indexé par Google et rempli des bonnes dates à ce moment-là, il faut le lancer entre novembre et janvier. Un site vitrine se construit en deux à quatre semaines, mais le temps de réunir les textes, les photos et les tarifs de la saison suivante s'ajoute à ce délai.
Côté budget, un site vitrine d'école démarre à 899 € pour quelques pages, ou à 1 999 € avec une page par activité et un vrai travail de référencement. Le détail est dans l'article sur le prix d'un site de club de voile : les postes de coût sont les mêmes pour une école.
Si vous voulez qu'on regarde ensemble ce que votre site actuel laisse sans réponse, écrivez-moi.